03/10/2013 - Swakopmund

Publié par David, le 3 Octobre 2013

On passe 3 jours à Swakopmund, la deuxième ville du pays, avant de retrouver Clotilde et Pec, nos copains de Toulouse venus visiter la Namibie avec nous. Ces 3 jours sont axés autour de quelques visites et emplettes, d’un peu de repos, de réparation du 4x4 et de mise à jour du blog.

Un peu d'histoire. Swakopmund a été fondée en 1892 par les colons allemands, à 50km au nord du grand port en eau profonde de Walvis Bay. D’après Wikipedia, c'est la ville de Namibie où on parle le plus allemand (importante communauté germanique) et africaan. Elle est d'ailleurs considérée comme l'une des villes les plus blanches d’Afrique australe.

Le nom de Swakop provient de "Tsoakhaub", un nom nama très charmant signifiant littéralement excrément et anus : en effet, à l’époque la rivière était jonchée de débris de végétaux, d'excréments animaliers et de cadavres d'animaux en putréfaction. Après la première guerre mondiale, le développement de la ville est orienté par Londres vers le tourisme, avec comme vocation de devenir une importante station balnéaire (pourtant l’eau est très froide et il y a de nombreux requins ...). Elle devient au fil de l’eau une destination de vacances prisée des Sud-africains, puis après l’indépendance en 1990, une des destinations touristiques favorites des allemands en Afrique.

On voit tout de suite l’influence germanique dans l’architecture des bâtiments très colorés, dans l’organisation des choses, mais également dans le ciel, gris et bas la majeure partie du temps à cause des entrées maritime :-). Il fait froid, venteux et très humide. Le centre se parcourt à pied en 1h. C’est assez bizarre de se balader en Afrique dans une ville typiquement allemande, et chemin faisant, d’arriver au bout de la rue avec pour vue le désert et les dunes !!

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Le temps maussade est mis à profit pour effectuer quelques corvées : lessives, coupe de cheveux pour moi avec Fanny aux ciseaux (une première !), les courses au Food Lovers, un super supermarché soit dit en passant. Mais aussi, on s’attèle à la réparation de la voiture : après inspection, on constate que la roue de secours a déjà 3 mèches sensées être des réparations temporaires, la roue arrière droite - qui fuit d'1 bar par jour (!) - 5 mèches. Tout s’explique. Après avoir fait un mail au loueur, on fait réparer la roue de secours (remplacement d’une mèche) pour être en mesure de l'utiliser. "This tyre is kapput" nous sort le mécano – notez l’influence germanique. On est bien d'accord avec lui, jamais on n'aurait dû avoir une roue aussi pourrie pour une location, surtout de cette durée. Notre Hilux se refait ensuit une beauté en passant sous un Car Wash poussé, avec nettoyage intérieur, et de notre côté, on se charge du coffre, plein de poussière, de terre.

On retrouve pour un soir les Gallizia, des amis de mes parents qui effectuent un tour en Namibie eux aussi. Nous avons eu la chance d’avoir un jour commun à Swakopmund, alors on va fêter ça au resto, avec leurs amis espagnols. Soirée très sympa, et discussion animée sur Cuba, Castro et son régime, autour d'un bon repas au Sea Breeze, avec du français, de l’anglais et de l’espagnol au menu. J

Le clou de notre séjour à Swakopmund est bien sûr le survol du désert du Namib. On en attendait beaucoup ; on n’a pas été déçu, et comme Simon dans la Cité de la Peur, quand on est super content, on donne tout ce qu’on a. Le vol partait en milieu d'aprem : ça a été sublime ! 2h15 avec un pilote passionné, Christian, un français qui a tout lâché pour tenter de trouver ce job ici, et il a réussi. Pas facile pour lui : mal payé, impossible de s'organiser en avance, mais la récompense est dans ce qu'il survole tous les jours : la rivière Kuiseb et son Canyon d’un côté, de l’autre, les dunes rouges, puis la mer de dunes, avec Sossusvlei, Conception Bay, et sur le retour, des épaves, le mur de dunes barrant l'océan, et enfin Sandwich Harbour : tout ça, c’est son quotidien. Quel vol ! Quel vol ! OK, on a été sérieusement malade, chaleur et petit avion ne font pas bon ménage, surtout que ça bougeait un peu aussi avec la thermique. On est retombé sur terre seulement quand on nous a demandé d’attacher notre ceinture dans le mini-bus du retour : quelle blague, attacher sa ceinture ! Mais où sommes-nous !? Ah oui, à Swakopmund, on n’est pas vraiment en Afrique, c’est vrai.

Survol du désert du Namib vers la Kuiseb River
Survol du désert du Namib vers la Kuiseb RiverSurvol du désert du Namib vers la Kuiseb River
Survol du désert du Namib vers la Kuiseb RiverSurvol du désert du Namib vers la Kuiseb River
Survol du désert du Namib vers la Kuiseb RiverSurvol du désert du Namib vers la Kuiseb River

Survol du désert du Namib vers la Kuiseb River

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Un dernier volet de Swakopmund pour nous a consisté en la, ou plutôt les visites, du marché d'artisanat. C’est marrant car on retrouve pour beaucoup les mêmes produits que sur les marchés de Victoria Falls. Certains vendeurs essayent encore de nous faire croire que c'est eux qui l'ont fait, mort de rire. Mais quand on explique qu'on a acheté la même chose au Zimbabwe, ils expliquent qu'ils viennent de là, que les artistes se rencontrent et s'inspirent, puis ils finissent par avouer à demi-mot que leur business, c'est d'acheter là-bas et de revendre ici. Voilà qui est plus honnête et au moins, on sait à quoi s'attendre. Les pauvres, ils n’ont pas la vie facile ici. Certains parlaient français, on a pu un peu plus discuter avec eux. Il faut quand même mentionner que à la périphérie de Swakopmund, vers l’intérieur des terres, se situe le bidonville des populations noires : le township de Mondesa. Ici, comme en Afrique du Sud, les serveurs sont noirs, les patrons blancs. Il faudra du temps.

Pour la dernière nuit, on a changé d’auberge en quittant la Villa Wiese pour le Desert View Bacpacker, plus sympa, plus propre et plus clair. C’est l’occasion pour nous de discuter aussi avec un jeune Namibien (Blanc), qui nous avoue d'emblée qu'il n’aime pas les allemands. Il a passé toute sa jeunesse en Angola, pays superbe apparemment, mais pas encore prêt à accueillir les touristes (on lui a demandé, on sait jamais pour plus tard …). Il nous dit que les beaux jours sont en train d'arriver à Swakopmund, apparemment, le mieux c'est décembre. Pour une prochaine fois alors !

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