18/09/2013 - Au pied du plateau du Waterberg
Après le rythme soutenu d'Etosha (coucher tardif pour profiter des trous d'eaux éclairés des camps et levers matinaux pour partir à la recherche des lions et guépards au lever du soleil), on se repose une journée à Outjo, au camping de l'Ombina Lodge. Il est idéal pour cette petite pause avec ses emplacements herbeux, sa piscine rafraichissante et son wifi gratuit au bon débit qui nous permet de parler avec la famille par Skype. On n'avait pas eu de débit suffisant pour ça depuis 2 mois et Zanzibar ! On profite aussi de cette journée pour nettoyer la voiture de toute la poussière d'Etosha qui s'est infiltrée partout et pour faire faire une petite lessive à une femme du camping qui ne sait pas nous dire le prix de sa prestation et nous laisse le fixer. Outjo est aussi l'occasion pour nous de voir notre première femme Himba, "vêtue" traditionnellement. C'est étrange de voir là, en ville, au milieu de blancs et de noirs habillés à l'occidentale, cette femme avec la peau et les cheveux enduits de rouge, et portant une sorte de jupe de peau de chèvre pour seul vêtement... La beauté sauvage du « peuple d’ocre » risque aussi de provoquer sa perte : le développement rapide du tourisme, et tous les mirages de la société de consommation, mettent à mal les structures traditionnelles et éloignent les jeunes Himbas de leurs ancêtres. Attirés par les lumières trompeuses des villes, ils tombent alors souvent dans la spirale de l’alcool et de la mendicité.
Un petit bout de route nous amène ensuite au plateau du Waterberg. Pas de problème pour venir ici sans réservation : le camping est immense et quasiment vide. Le plateau n'est pas accessible en "self-drive", il ne se parcourt que dans le cadre des "game drives" organisés par le parc deux fois par jour. On a déjà fait assez de safaris et la faune du plateau n'est pas des plus exceptionnelles, on préfère profiter des petits sentiers de balade proposés au pied du plateau, les circuits "fig tree" et "aloe". On se dégourdit un peu les jambes, sous les nuages et même quelques gouttes. Vu le temps, on garde le "Mountain View", le seul chemin qui monte au bord du plateau, pour le lendemain matin, même si le point de vue au sommet est mieux orienté pour le soir. On y croisera des dik-diks, des damans et des babouins très poilus. Il faut d'ailleurs se méfier de ces derniers car ils organisent apparemment de temps à autres des raids au camping et il ne vaut mieux pas laisser traîner de la nourriture ... C'est sympa, les falaises rouges du plateau sont jolies, et marcher un peu dans la nature ça fait du bien, mais rien de bien extraordinaire. Le succès de ce parc dans les circuits touristiques tient sans doute surtout à sa situation sur la route entre la capitale Windhoek et le parc d'Etosha. Il permet bien de couper le trajet, mais ne vaudrait pas un gros détour. L'orage gronde le soir, mais nous épargne assez longtemps pour qu'on finisse notre traditionnel barbecue. C'est notre première pluie depuis 2 mois, mais elle mouille à peine le sol. La fin de la saison sèche approche. Tout le monde attend la saison des pluies avec impatience ici en espérant qu'elle sera meilleure que ces deux dernières années.
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