28/04/2013 - sur les routes du Lesotho

Publié par David, le 11 Mai 2013

Le lendemain, on rentre au Lesotho par la ville de Butha-Buthe. Sur sa demande, on dépose en ville la bonne femme qui nous avait fait le permis de séjour à la frontière : premier contact réussi. Le Lesotho est un petit pays montagneux d'environ 150kmx250km. Ce qui est très spécial c'est qu'il est complètement inclus dans l'Afrique du Sud. Ce pays s'est formé au 19ième siècle, les populations Basotho de la province actuelle du Free-state s'étant réfugiées dans cette région suite aux incursions des blancs sur leurs terres.On décide de s'enfoncer un peu dans la partie montagneuse vers le centre du Lesotho. Ca ne ressemble pas du tout à l'Afrique du Sud : pas de Blancs ici ! Les gens sont globalement assez pauvres, certains paraissent amicaux et nous saluent, d'autres moins. Dans la montagne, ils gardent les troupeaux et vivent dans des "rondavels", des sortes de huttes en pierre ou en terre-cuite. Comme nous l'avait dit Clotilde, au bord des routes c'est vrai qu'on ne trouve pas ou très rarement de vendeurs ou de stand pour manger, c'est différent de Madagascar ou la Chine : dans la montagne, il y a peu de passage, peu de gens, donc peu de clients. On finit notre route quand la nuit tombe, mais aussi quand la route goudronnée s'arrête, à côté du monumental barrage de Katse (185m de haut). On aura vu quelques beaux paysages, mis les pieds dans la neige à 3000m, effrayé des baboins sur la route, croisé les locaux avec leur traditionnelles couvertures, et évité une quantité inombrables de nids de poule et de pierres. On aura aussi pu constater qu'on n'a jamais conduit une voiture aussi peu puissante...

29/04/2013 - En route pour Malealea

Le lendemain, on apprend qu'en fait par là où on voulait passer pour aller à Malealea, il y a 60km de piste. Avec la voiture qu'on a, on préfère ne pas le tenter, même si théoriquement ça passe avec une voiture normale. Marche arrière, on passe par la capitale du Lesotho, Maseru, en contournant les montagnes. Maseru fait vraiment ville, contrairement aux autres villes qu'on avait traversées et qui ressemblait plus à des villages. Plein de voiture et de monde partout, des gens qui veulent te faire garer la voiture pour la garder, des coups de klaxons dans tous les sens, mais de quoi se ravitailler et faire le plein (enfin, faire faire, car des employés font le service ici). Et de trouver un vendeur de mais grillé, enfin ! On atteint le "lodge" de Malealea en fin d'après-midi, les 7 km de piste ne plaisent pas à la voiture qui a du mal et fait de drôles de bruits : en effet dessous il y a des trucs qui se détachent... ça semble être seulement des protections en plastique, pas grave. On s'offre même le luxe de prendre 2 autostoppeurs qui devaient pas fumer que du tabac.. Le lodge est une sorte d'oasis tranquille (tenu par des blancs, orienté tourisme équitable) dans la brousse montagnarde. Il y a même un terrain de tennis en terre battue, certes dans un piteux état mais quand même, si vous aviez vus les environs, ça surprend. On arrange avec eux notre rando sur les 2 jours prochains avec nuit dans une hutte dans un village (Ribaneng). Le soir au buffet-repas on discute pas mal avec des australiens retraités, ils disent qu'on parle bien anglais (!) : je pense qu'ils parlent de Fanny.

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