20/09/2013 - Aux confins du monde, vers le Kaokoland

Publié par Nous, le 1 Octobre 2013

Du Waterberg, après une rapide balade pour monter admirer la vue en haut du plateau, on n'a pas le courage de faire plus de 100km de détour pour aller voir des empreintes de dinosaures. On hésite à faire une halte à "Africat" dans la réserve d'Okonjima, mais non, les guépards, on veut les voir dans la nature ! Alors on file directement vers le Kaokoland (en langue Herero, « terre lointaine »), partie la plus reculée et la plus sauvage de la Namibie. Cette région désertique et montagneuse est délimitée au Nord par l’Angola et le fleuve Kunene, au Sud par la rivière Hoanib. Le bantoustan (région réservée à la population noire sous l'apartheid) du Kaokoland avait été créé pour les Himba, peuple de semi-pasteurs vivants selon des traditions ancestrales, à l’origine des Bantu apparentés aux Hereros, qui ont été chassés de leurs terres et se sont installés dans cette région et aussi dans l'actuel Sud de l'Angola, au cours du XVIème siècle.

Premier arrêt à Otjiwarongo pour faire les courses au SuperSpar. On y prend notre déjeuner, à la terrasse ombragée bien agréable du Kameldorn Garten Bistro. Au menu, steack d'oryx, assez proche du boeuf finalement.
On roule ensuite jusqu'à Kamanjab et le camp d'Oppi-Koppi, où cette fois on goûte au zèbre et à l'éland, deux viandes rouges, la première très douce et la seconde plus goûtue. On assiste aussi au repas d'une genette et de deux porcs-épics qui se délectent de la nourriture laissée par les gérants sur un muret éclairé. On a ainsi l'occasion de les voir longuement comme jamais en "night-drive" dans les parcs.

20/09/2013 - Aux confins du monde, vers le Kaokoland

Après une nuit bien froide, on reprend la route direction Palmwag et Sesfontein. Le goudron s'est arrêté à Kamanjab, on ne roule maintenant plus que sur des pistes, heureusement très bonnes sur les axes principaux - limitation à 100km/h et on peut y rouler à 80 sans crainte.
Le passage du col de Grootberg et la descente sur Palmwag offrent de belles vues dans ce paysage montagneux très sec, mais aux vallées étonnamment assez vertes.
Le "village" de Palmwag consiste essentiellement en une station-service et juste avant, une barrière vétérinaire qu'on passe dans le bon sens cette fois. Mais au retour, il faudra veiller à ne pas avoir de viande. On fait le plein, c'est la dernière station-service sur notre route avant plusieurs jours. Mais on doit d'abord attendre la fin du ravitaillement : le camion-citerne nous a dépassé sur la route, profitant d'un de nos arrêts photo.

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Après Palmwag, une bonne piste mène à Sesfontein. Sur les bords, on croise des girafes et des koudous. C'est particulier de les voir dans cet environnement. Un petit détour nous mène aux sources d'eau chaudes d'Ongongo. Il y a là un camping communautaire, mais on n'a pas envie d'y passer la nuit. La traversée du village pour atteindre le site nous a mis mal à l'aise : les enfants et même les adultes ne disent pas bonjour mais tendent la main au passage de la voiture. Conséquence malheureuse du tourisme. On se contente d'une baignade dans la jolie piscine naturelle. L'eau n'y est en fait que juste tiède et on ressort avec quelques petits vers sur la peau ... En revenant vers la piste pour Sesfontein, on croise nos premiers "éléphants du désert". Ben, ils ressemblent vachement aux éléphants classiques ! D'ailleurs ce n'est pas une espèce différente même si, paraît-il, ils ont quelques adaptations au milieu aride.
On passe la nuit au camping communautaire de Sesfontein. Il est situé en plein village, au bord d'un plan d'eau où les locaux viennent se baigner en petite tenue ... Niveau calme et intimité, on a vu mieux, mais les installations sont très bien et il y a de l'eau bien chaude dans la douche. L'ambiance ici est bien plus agréable : on est bien accueilli et personne ne nous demande rien. On se sent plus à notre place.

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