07/10/2013 – Retour à Swakopmund

Publié par David, le 18 Octobre 2013

On quitte en fin de matinée le Spitzkoppe et sa chaleur pour Swakopmund et sa fraicheur salvatrice, en faisant un détour au Nord pour passer par Cape Cross et son inoubliable colonie d’otaries . Inoubliable car ça laisse des traces … odorantes. Bon sang qu’est-ce que ça pue une colonie d’otaries ! Apparemment c’est la plus importante colonie au monde, environ 100 000 individus. Ça se voit qu’ils sont nombreux, ils sont entassés les uns sur les autres, se « marchent » dessus pour se déplacer, ... et quelle agressivité ! C’est assez impressionnant de voir les gros mâles (plus de 300 kg) grogner et attaquer avec violence d’autres otaries ; les femelles sont largement plus petites, autour de 75 kg, et chaque mâle a son harem, jusqu’à 50 femelles !
J’ai pu lire sur le web que les colonies d’otaries sont en conflit avec les pêcheurs : les quinze colonies d’otaries à fourrure du Cap présentes sur les côtes namibiennes (environ 600 000 spécimens) sont supposées manger en une année, autant de poissons que les habitants de Namibie et d’Afrique du Sud réunis ! En tout cas, la visite est rapide à cause du froid et de l’odeur, et chère pour ce que c'est. En fait, ça ne vaut pas tellement le coup si on fait l'excursion en bateau dans la baie de Walvis Bay, car on y voit aussi une colonie (d'un peu plus loin, certes) et quelques otaries montent même sur le bateau ...

On termine cette journée en rentrant à Swakopmund par la côte des squelettes pour la première fois sous le soleil ! Puis repas au restaurant, avec dessert dans un autre restaurant et nuit à la Guest House Fischreiher, tout confort. De quoi se remettre d’aplomb !

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Le petit-déjeuner monumental de la guesthouse nous permet d’attaquer tous les quatre la journée sous les meilleurs auspices. On a réservé une excursion pour aujourd’hui : le matin c’est bateau dans la baie de Walvis Bay, l’après-midi c’est 4x4 dans les dunes vers Sandwich Harbour, et à midi après le repas : du surf dans les murs de sable !

On commence donc par se rendre dans la petite ville de Walvis Bay, au sud de Swakopmund. Walvis Bay est le seul port en eau profonde de Namibie, et c’est là que le navigateur portugais Bartolomeu Dias accosta en 1487, à la recherche de la route des Indes. L’excursion bateau est certes touristique, mais vraiment divertissante, et c’est l’un des rares endroits où l’océan est à peu près calme alors on peut profiter des animations, et il y en a ! Les otaries, espérant se voir offrir quelques modestes poissons, font des tentatives d’abordage en sautant dans le bateau par l’arrière - une prouesse quand on voit à quelle allure on avance. Après avoir été recoiffées à la brosse par le capitaine, elles se faufilent vers l’avant en rampant et en écrasant les pieds des gens qui ont le malheur de se trouver sur leur chemin. Elles sont sauvages mais habituées aux bateaux, et ceux-ci en autorisent certaines à monter à bord. Les oiseaux ne sont pas en reste, en particulier les grands pélicans qui viennent chercher des poissons dans les mains de la guide qui explique plein de trucs. La palme comique revient à « Splash », l’otarie qui sait éclabousser les gens avec sa nageoire ! On voit aussi des dauphins, et une colonie d’otaries à Pelican Point, mais pas de baleines.

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On se fait débarquer sur la jetée de Pelican Point, rien que tous les 4, pour l'excursion 4x4 dans les dunes. Avec notre sympathique pilote, on longe dans un premier temps l'océan par les plages. Il y a pleins de militaire, apparemment ils cherchent des corps disparus en mer à la suite d'une collision de bateaux, un exercice militaire qui aurait mal tourné. Les bords de mer sont jolis, la couleur du sable est parfois rosée, les couleurs sont tranchés, bleu profond, violet, jaune-orange. On voit même un chacal, qui cherche surement quelques petites otaries pour son repas, en tout cas il y en a un paquet de nouveau-nés morts et échouées sur le sable. On monte ensuite dans les dunes pour aller admirer le mur de sable des dernières dunes du désert qui se jettent dans l'océan. Notre « pilote », il gère la conduite sur sable, on voit qu’on a encore des progrès à faire … ses pneus sont gonflés à 0.8 bars seulement !
On réalise plus tard qu’on aurait dû poursuivre vers Sandwich Harbour au lieu de quitter la plage pour les dunes. Ce sera le grand - et le seul - regret de tout le voyage. On ne sait pour quelle raison notre chauffeur ne nous a pas amené dans cette zone superbe et reculée, havre de paix pour des colonies de flamands roses et autres oiseaux, avec des langues de sable qui marquent le prolongement des dunes dans l’océan, et des patchs de verdure de ci de là. A cause de la marée qui ne nous était pas favorable ? Mais on aurait pu rejoindre Sandwich Harbour par les dunes. A cause des autres touristes italiens emmenés par ses camarades conducteurs de 4x4 avec lesquels il avait envie de rester ? Mystère.

On prend donc notre repas au milieu des dunes, sur une grande table où l’on s’installe avec toute la troupe des italiens. Fanny se régale avec les huitres (une grande première !), qui pourtant ne devaient pas être très fraîches vu qu’elles étaient au soleil sur la plage arrière de notre 4x4…

L’estomac soulagé, on enchaîne par une séance amusante de sandboarding – et fatigante aussi, car pas de télésiège par ici pour remonter ... En fait, on n'est pas debout mais couché sur la planche (une simple plaque de mélaminé, que notre chauffeur astique avant chaque descente pour que ça glisse bien). On prend vite de la vitesse, il faut se diriger avec les pieds en les faisant racler dans le sable et essayer de ne pas faire de tonneau, ni de faute de care à l’avant!! Fanny est quand même un peu déçue de ne pas pouvoir essayer la version plus "surf" du sandboarding où on évolue debout sur une vraie planche de snowboard avec fixations pour les pieds, et qui offre plus de possibilités (virages, et même sauts pour les pros!) que cette version "luge".

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Après quelques galipettes 4x4 dans les dunes qui achèvent Pec – le bateau et surtout l’apéro à bord l’avaient bien entamé – le « pilote » nous ramène. En chemin, il s'amuse à descendre une dune à reculons. Bizarrement, ça fait plutôt moins peur. Il s'arrête aussi pour nous montrer une petite bestiole : une sorte de gecko transparent (le gecko palmé du Namib), d’une apparence presque irréelle, translucide, magnifique. Il résiste aux fortes chaleurs en s’enterrant dans le sable durant la journée. En fin de journée, à la place des flamands roses de Sandwich Harbour, on a droit à ceux au bord de la route juste avant Walvis Bay. Mais même comme ça, le décor est fabuleux.

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Une super journée, terminée agréablement en prenant un repas simple au resto le soir en compagnie de Christian, le très sympathique pilote d’avion français qui nous avait emmené la semaine passée survoler les merveilles du désert du Namib. Je m’étais lamenté après le vol qu’on n’avait pas eu le temps de discuter avec lui ni de prendre son numéro de téléphone, et la chance – le destin ? – a fait qu’on l’a croisé à nouveau en faisant des courses éclair au SPAR ! Il a sacrément la tchatche, c’est un vrai passionné, et c’est vrai qu’il le faut pour faire ça, mais quelle récompense de survoler de telles splendeurs tous les jours !

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