13/06/2013 - Retour à Pemba, un voyage presque agréable

Publié par Fanny, le 23 Juin 2013

Pour notre dernière journée de transport au Mozambique, on aura droit à un voyage presque agréable. Eh oui, ça existe en Afrique ! Pourtant, tout commençait plutôt mal. Comme d'habitude, lever à 4h pour monter dans un pick-up à 4h30 et tourner dans le village au milieu des odeurs de poisson séché. Hachim nous a réservé les deux places de devant, à côté du conducteur. On paye le prix de 3 personnes, mais on a une vraie place sur un vrai siège : le luxe ! Par contre, ça nous oblige à garder nos gros sacs sur nos genoux pour ne pas les laisser seuls à l'arrière entre deux sacs de poissons et à la merci d'éventuels voleurs. Alors qu'on tourne depuis 30 minutes, on crève. On doit changer une roue, on n'a pas encore quitté le village... ça laisse le temps au soleil de se lever. Le village de Pangane est mignon avec de jolies maisons au milieu des palmiers. On finit par partir vers 5h15. La piste est vraiment terrible, le pick-up fait des sauts, on est bien content de ne pas être dans la benne !

La piste suit la côte et le paysage est vraiment très beau : palmiers avec des couleurs d'automne, plage de sable blanc derrière un tapis d'herbe verte. L'arrivée vers Mucojo est peut-être encore plus saisissante avec des étangs à secs, de vieux bâtiments défraîchis et des scènes très authentiques comme les femmes qui prennent l'eau au puits dans des seaux et avec des paréos très colorés, les enfants debouts alignés devant leur maison... Après Mucojo, la piste devient vraiment bonne. En moins de 2h, on rejoint la route principale goudronnée au niveau du village de Macomia. De là, on prend un bus pour Pemba. Et pour la première fois depuis le début de notre voyage, on a un vrai bus, rempli normalement. Tout le monde a une place assise entière et on peut mettre nos sacs dans les compartiments au-dessus de nous. Le rêve ! On peut profiter du paysage en toute sérénité, toujours de beaux baobabs avec par endroit une terre très rouge. On traverse aussi de jolis villages très typiques étalés en bord de route.

Le bus avance bien et on arrive à Pemba bien avant midi. Il ne nous reste plus qu'à prendre un taxi pour le "Bush Camp", un espace privé isolé qui propose des hébergements et des activités sur place. ça s'avère finalement la partie la plus délicate du trajet. On monte dans un premier taxi qui, en fait, ne sait pas où est le "Bush Camp" et qui commence à nous amener vers la zone touristique. Quand il comprend où c'est, il nous demande beaucoup plus cher. On descend, et on cherche un autre taxi. Le Bush Camp n'est qu'à 4km, mais pour y aller c'est une mauvaise piste ; après avoir refusé 3-4 propositions exorbitantes, on finit par trouver un véhicule à un prix un peu plus correct.
L'endroit est tenu par des Sud-Africains qui donnent un peu l'impression de vivre en autharcie, volontairement à l'écart du reste du Mozambique. A notre arrivée, Lyn nous présente à tout le monde et nous amène à notre chambre, dans une des paillotes du camp. L'endroit est agréable, mais les douches sont toujours froides et les repas pas donnés !

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Martine P 23/06/2013 22:41

Je suppose qu'on attend que le pare-brise explose pour le remplacer (éventuellement). Ceci dit, on ne peut pas circuler confortablement assis et exiger en plus un pare-brise impeccable !