10/06/2013 - Epave, banc de sable et arrivée à Matemo

Publié par Fanny, le 15 Juin 2013

Avec un petit pincement au coeur, on quitte Ibo et le lodge Miti Miwiri qui aura été un véritable nid douillet où on s'est bien ressourcé ces 4 derniers jours. Notre belle chambre confortable, les super bons repas et l'accueil très sympa de Jörg et Daimo vont nous manquer, c'est sûr !
On part pour l'île de Matemo, avec arrêt en chemin pour faire du snorkeling sur une épave et pique-niquer sur un banc de sable au milieu de la mer. Un beau programme que nous a concocté Jörg quand on lui a parlé de notre envie d'aller à Matemo. On est accompagné par un couple anglo-portugais arrivé hier à Miti Miwiri (pour une fois, on n'était plus les seuls clients).
Le site de l'épave est agité avec de bonnes vagues et un peu de courant, alors on se jette vite à l'eau avant d'être malade. Le snorkeling est très joli. L'épave est bien conservée et abrite beaucoup de poissons. Apparemment, il s'agirait d'un navire portugais de l'époque coloniale (tardive sans doute). On voit bien sa structure et il y reste de bons morceaux dont certains sortent même de l'eau avec la marée est basse. ça bouge tellement qu'on finit par se sentir un peu barbouillé, même dans l'eau.
On quitte alors l'épave pour rejoindre un banc de sable qui sort à peine de l'eau, perdu au milieu de la mer. ça fait du bien de poser le pied sur de la terre ferme et c'est parfait pour notre pique-nique. L'endroit est très joli, offrant de beaux dégradés de bleu dans les langues d'eau peu profonde qui entourent le banc de sable. Après le pique-nique, David se lance dans la construction d'une tour de sable pendant que je fais la sieste. Les deux garçons de notre capitaine qui l'accompagnent pour l'épauler (et au passage se former) dans la navigation, imitent David et le félicitent.
La marée remonte et grignote petit à petit notre banc de sable, qui est vouée à l'immersion totale. On l'abandonne à son triste sort et on rejoint les terres toujours émergées de l'île de Matemo. On débarque sur une plage au Sud de l'île, complètement vide. Il y a quelques bungalows un peu en retrait, mais absolument personne. On a vraiment l'impression d'être arrivé au milieu de nulle part, voire sur une île déserte ! Le couple qui nous accompagne part à pied le long de la plage à la recherche d'une présence quelconque. Avec David, on reste garder les sacs au bord de la plage, à l'ombre des bungalows. Il y a en fait un village juste à côté où l'autre couple décide de rester pour la nuit : un bateau reviendra les chercher demain pour les ramener sur Ibo.

Nous, par contre, on veut suivre les conseils de Jörg de rejoindre le camp de Dade, de l'autre côté de l'île, où nous pourrons plus facilement trouver un bateau pour continuer vers le Nord de l'archipel et Pangane. Deux motos nous proposent de nous y amener. Après négociation du prix, c'est parti pour quelques kilomètres des plus délicats. Avec nos gros sacs sur le dos et les petits sacs devant, on monte derrière le conducteur, à moitié sur le siège, à moitié sur le porte-bagage. On suit une piste sableuse le long de la plage. Dans les zones de sable peu tassé, les motos font des embardées, on se voit par terre plusieurs fois. Le pilote de David n'est décidément pas doué et on a l'impression qu'il n'y arrivera jamais, plantant la moto dans chaque zone molle. Et bien sûr, on n'a aucune protection, une chute serait bien douloureuse ... Sur les zones de sable plus dur, la moto va trop vite, nos fesses tapent sur la barre du porte-bagage au moindre soubresaut de la piste et on se prend des branches de palmiers dans la tête ... Jörg nous avait dit que le trajet en moto pour rejoindre le camp de Dade était très beau. Dans ces conditions, difficile d'apprécier le paysage : on préfère ne pas trop détacher nos yeux de la piste pour essayer d'anticiper les sauts et branches. Mais dans les brefs moments de répit, c'est vrai qu'on aperçoit une très belle plage de sable blanc bordée de palmiers. On roule pas mal au milieu des maisons de roseau. L'île est très authentique. On voit beaucoup de femmes qui portent le traditionnel masque maseru pour se protéger du soleil.
Arrivés au camp, Dade est en Tanzanie mais son fils Abdul s'occupe de nous. On communique essentiellement par gestuelle et quelques mots de portugais. Il nous installe dans une hutte de roseau sur la plage. Basique, pas d'eau pas d'électricité, mais l'endroit est superbe, avec vue sur la plage qui se situe à environ 10m de la hutte à marée haute.... A cette époque de l'année, le vent souffle du Sud. Les plages du Nord de l'île, comme ici, sont donc protégées et superbes tandis que sur celles du Sud, comme là où on a débarqué en bateau, s'amassent les algues et quelques détritus chariés par les vagues.

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Martine D 15/06/2013 22:08

Ah! le beau coucher de soleil!!! Il ne manque plus que le trésor dans l'épave.