04/06/2013 - Direction Pemba et l'archipel des Quirimbas

Publié par David, le 13 Juin 2013

On appréhende toujours les trajets en chapa, mais cette fois-ci ça s'est bien goupillé, même si ça reste toujours un moment globalement très inconfortable.
Lever 3h30, on avale quelques trucs, et on découvre avec bonheur que le gars de Casa Branca est debout (le pauvre, on comprend pourquoi il ne répondait que par onomatopée maintenant) et s'occupe de nous attraper une chapa. En fait, c'est pas difficile, puisqu'elle tourne dans la ville à la recherche de clients potentiels : après 1h à tourner, ça y est, on passe le pont, bye bye Ilha.
6h, on est déposé à l'intersection pour Pemba, à Namialo. Et là, miracle, un énorme bus dans un état correct est prêt à partir ! On a juste le temps de monter, et c'est parti à fond la caisse sur une bonne piste-mauvaise route. Seul bémol : moi je n'ai pas de place assise ... dommage car Fanny me confirme qu'elles sont très confortables. Beaux paysages le long du trajet, baobabs, inselbergs, villages de brousses, et toujours les vendeurs qui se précipitent à chaque arrêt du bus pour proposer par les fenêtres, poules, manioc, banane, maïs, tomates, etc. On dépasse et on croise d'autres gros bus : comme quoi ça existe dans ce pays des vrais bus ! A l'approche de chaque contrôle de police, le chauffeur fait s'accroupir tous les gens debouts pour que ça ne se voit pas qu'il transporte trop de passagers. On se fait quand même arrêter plusieurs fois, et le chauffeur doit glisser un billet pour continuer. On stresse à mort pour nos sacs, livrés à eux-mêmes dans une soute qui est ouverte quasiment à chaque arrêt. On finit à deux sur le siège de Fanny, mais heureusement le trajet est plus rapide que prévu puisqu'on arrive à 11h à Pemba. Ouf ! nos sacs ont changé de soute (?), mais sont bien là. Le fait d'avoir insisté pour payer le trajet quand on récupèrerait les sacs y est peut-être pour quelques chose.

Après une rapide division par deux du prix demandé par le taxi, en 10min on rejoint le quartier Wimbi de Pemba, en bord d'une belle plage, avec de l'autre côté de la route des hôtels avec des prix indécents pour ce que c'est (rien en dessous de 75€, c'est n'importe quoi). Un gars un peu à 2 de tension nous repère, nous propose de nous montrer un hôtel moins cher. Finalement, on fait bien de le suivre (y a plein de monde, ça craint pas), à la Pensao Ambraia, c'est 5 fois moins cher car à 5 min à pied de la plage. On se pose des questions sur la sécurité de nos affaires, mais finalement tout se passera bien, il y a des barreaux aux fenêtres, et on prend un chambre avec un verrou qui marche. Bon évidemment, le revers de la médaille, pas d'eau chaude, douche et WC communs, lit double pas extra, mais on peut pas tout avoir.
L'après-midi, on part se renseigner à Pemba Beach Hotel (chambre à 500$/pers ...) qui fait aussi office de tourisme et agence de voyage : l'objectif est de rejoindre l'ˆîle d'Ibo le moins douloureusement possible, donc essayer d'éviter encore la chapa. En fait, toutes les autres options tombent à l'eau : les rares organismes connus faisant le trajet en bateau ont soit arrêté cette offre (Cinquo Portas), ou sont excessifs (1000$/jour le catamaran de Pemba Beach). L'avion reste trop cher aussi (225$/pers), dommage, la vue doit être superbe sur l'archipel des Quirimbas. Il nous restait l'espoir de contacter Stéphane, un français installé sur Ibo et qui proposait ce trip avec nuit camping sur une île déserte au passage ... mais impossible de le joindre. La mort dans l'âme, la seule option abordable reste la combo chapa Pemba-Tandanhangue, puis bateau Tandanhangue-Ibo.

La ville en bord de mer est assez vallonée, parsemée de baobabs monumentaux mis en valeur par une terre ocre, et bordée d'une plage de sable blanc et cocotiers sur laquelle on regarde le soleil se coucher. Pourtant, on n'a pas trop envie d'y traîner, difficile à expliquer, l'ambiance n'y est pas. Aujourd'hui, on a bien dû croiser 3 touristes au total dans la ville et les transports... On part dîner au "Rei de frango asado", le roi du poulet grillé sur le chemin de notre hôtel. Et là, que se passe-t-il, des tas de jeunes blancs ! On discute une heure avec eux en attendant notre poulet : ce ne sont point des touristes, mais de sympathiques chrétiens venus du monde entier pour apporter leur aide ici, à Pemba. La plupart sont en "stage", d'autres sont là depuis plusieurs années. Ils finissent par prier pour nous - nous voilà rassurés !

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Martine P 13/06/2013 22:07

c'est quoi exactement la chapa ?

David 13/06/2013 22:25

coucou maman !
la chapa c'est le mot mozambicain pour déigner un peu tout type de transport en commun. En général il s'agit d'un vieux van tout pourri ou d'un pick-up ...